Trois jours, trois ambiances : ruelles baroques, port coloré et collines romaines. Ici,
on ne court pas après Nice : on la laisse changer de décor.

Jour 1, on commence là où Nice parle avec les mains
Dans le Vieux-Nice. Les façades ocre, les volets, les petites places
et le linge aux fenêtres donnent immédiatement le ton.
Passez par le cours Saleya tôt le matin, quand les étals
installent fleurs, fruits et produits du Sud. Puis glissez
vers la cathédrale Sainte Réparate et le Palais Lascaris, un palais baroque du XVIIe siècle qui rappelle que la ville n’a pas attendu Instagram pour aimer les décors chargés.

Caffè Vergnano 1882 – En ressortant du dédale, rejoignez la place Masséna et faites une vraie pause chez
Caffè Vergnano 1882. C’est le moment parfait pour remettre un peu d’Italie dans cette ville qui en a
longtemps parlé la langue et qui reste culturellement tournée vers l’autre côté des Alpes. Pour voir les infos
pratiques : fiche Check.fr · Instagram
Jour 2 – Le port, les rochers et la Nice qui regarde vers l’est
Le lendemain, partez du port Lympia. Entre pointus traditionnels, ferries et façades colorées, le quartier
offre un autre visage que la Promenade. Marchez ensuite vers le cap de Nice et la plage de la Réserve : ici,
la Méditerranée est plus minérale, moins rangée, avec des escaliers dans la roche et des Niçois qui savent exactement où poser leur serviette. Poursuivez vers le parc du Mont Boron et le fort du Mont-Alban.
L’intérêt n’est pas seulement la vue : ce promontoire rappelle aussi le rôle stratégique de la baie entre Nice
et Villefranche-sur-Mer.

Jour 3 – Cimiez, les Romains et une fin de séjour sous les oliviers
Pour finir, cap au nord. Les arènes de Cimiez et le musée archéologique racontent la ville romaine de
Cemenelum, créée il y a près de deux mille ans sur les hauteurs.
À quelques pas, le monastère de Cimiez et
ses jardins offrent l’une des pauses les plus calmes de la ville. Terminez au marché de la Libération :
beaucoup moins carte postale que le bord de mer, beaucoup plus quotidien.
C’est ici que Nice reprend son accent de ville vivante, celle où l’on vient acheter ses tomates, discuter deux minutes… et repartir vingtcinq minutes plus tard.

En 72 heures, vous aurez vu trois Nice qui ne se ressemblent presque pas : la baroque, la maritime et la
romaine. Et c’est exactement le piège de la ville : on pense venir pour la mer, puis on se retrouve à parler
d’architecture, de marchés et de forts militaires devant un café beaucoup trop long.
CHECK.FR – LE MAG | Nice